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30 décembre 2007
Ceci n'est pas un blog de fille
Voilà. En ce moment, je fais un rejet des trucs de fiiiilles. Tout me gonfle. Tout. Ca a commencé il y a quelque semaines. Mais bon, je me disais que ça passerait. Et puis il y a eu les révisions, les exams, j'ai pensé à autre chose, j'ai lu un minimum de blogs. Les vacances, partir trois jours et revenir. Et voir que la déprime de Noël touche pas mal de monde. Dont moi. La grisaille, le froid, les ennuis de santé. Mon père a passé deux heures à l'hôpital. Appeler les pompiers, ça fait jamais plaisir. J'aime les pompiers qui distribuent les calendriers. Faire du chemin dans leur camion, attendre deux heures dans la salle d'attente qu'on rebaptise "salle des familles", regarder à moitié La Boum 2, c'est nul. La vraie vie, c'est pas du shopping, de faux problèmes d'argent et du gloss. Je pensais me changer les idées avec L'accro du shopping. Cette fille a juste besoin d'un psy. C'est une caricature de fille. Journaliste (car une fille digne de ce nom ne peut être QUE journaliste), vivant dans une grande capitale de la mooode (une fille ne vit pas à Thorigné-Fouillard, c'était la minute géo locale), une fille a des copines troooop cooool et drague un mec beau et riche. Jamais on ne lira l'histoire de la caissière du Super U qui flirte avec le chef du rayon boîtes de conserves. Je ne sais pas comment Sophie Kinsella a pu en faire 4 tomes. Il n'y a même pas de style. J'aurais pu faire la même chose. Alors ça m'a énervé. C'est peut être cracher dans la soupe de dire que le blog de fiiiille, et tout ce qui s'en rapproche, me gonfle. Parce qu'au début je voulais faire ça. Et aujourd'hui j'ai besoin de changement. J'ai besoin d'air, j'ai besoin de sortir. Ca fait une semaine que je tourne en rond, le nez dans mes cours de littérature. Je suis rendue aux poètes romantiques. J'ai horreur de la poésie. Sauf John Keats. Lui il fait des poèmes intelligents sur la célébrité et ils feraient bien de leur apprendre ça à la Star ac pour leur remettre les idées en place. Et puis j'ai lu ce blog, cette note. C'est pas la première fois qu'on déglingue gentiment le blog de fille. Mais ça a renforcé mon sentiment. Même Violette dit que c'est le bordel. Et puis Camille elle déprime aussi. Et comme je l'aime bien Camille, bah ça m'a fait déprimer. Donc voilà.
Pour conclure : mon père va bien, tout ça n'est qu'un très mauvais souvenir. C'est la fin de l'année, j'ai très envie, et surtout besoin, de passer à l'année prochaine. Faut que je sorte de chez moi. Sinon je vais tourner dingo. La preuve, cette note. J'ai une réputation de fille drôle, oui, c'est Mry qui l'a dit. Et là, je tiens pas du tout cette réputation ! J'ai aussi besoin de me reposer. J'ai beau dormir 10h par nuit, je suis tout le temps fatiguée. J'ai besoin de voir du monde.
Alors on ne s'inquiète pas, je ne vais pas arrêter mon blog, parce que c'est la mode en ce moment. Non, dans trois jours, ça ira sans doute beaucoup mieux.
La fille drôle vous salue bien :)
PS : je suis venue à bout de mon ipod ! je maîtrise la bête !
PS 2 : comme je ne vais pas revenir tout de suite (je suis vraiement à la bourre dans mes révisions), je vous laisse du boulot. Je cherche de nouveaux blogs bien écrits et sympas. Laissez moi vos bonnes adresses. Surtout si ce sont des blogs de garçons pour changer.
PS 3 : C'est pas pour ça que je vais virer tous les blogs de filles de ma blog roll. Non non non, je les aime bien mais en ce moment, j'ai envie d'autre chose.
PS 4 : et si vous avez des adresses de podcasts, j'ai envie de podcasts rigolos. J'aimais bien la Ah Ouaï News (message à peine subliminal pour l'un des deux auteurs qui vient par chez moi), et maintenant c'est fini. J'ai voulu me rabattre sur le Mry et Rodrigo Show mais ça parle pas mal de trucs techniques du oueb, et je comprends pas la moitié (blonde forever !). La dernière fois que j'ai regardé, ça parlait du fondateur de facebook. La seule chose que j'ai retenue, c'est que le gus a 23 ans et qu'il est à la tête de 10 milliards de dollars. Mais je me souviens même pas de son nom ! Peux même pas le poker sur Facebook... (moi, vénale ? Meuh non !)
PS 5 : comment j'ai parlé plein de fois de Mry en une note !
PS 6 : je sens que le moral revient. 6 PS, c'est bon signe :)
28 décembre 2007
Manger plus pour grossir plus
Watching Johnny Saucisson on Canal + , décidément, I love Loïc Prigent !
Tel fut la devise du week end. Chocolate, turkey, fish and macarons (comment on dit macaron in english ?).
Aussi, râler plus pour avoir plus. Ou comment j'ai fais ma chieuse l'année dernière avec mes cadeaux tout moches, comment j'ai pondu ma note tristoune sur le défunt esprit de Noël et comment j'ai eu des tops cadeaux cette année. Comme quoi, râler sur le oueb...
Dans le désordre :
un pull (ayé, je commence à mettre des photos de mes fringues, je tombe dans le fashion blog :)

des livres hautement culturels que je voulais vraiement mais qui me soûlent déjà (je suis dans une période de rejet de la fringue, à trois semaines des soldes c'est très inquiétant !)

ET, le meilleur pour la fin ! Mon 6e lecteur mp3, mais pas des moindres : un ipod nano !! Whouhou !!

Et là, j'ai besoin d'aide. Donc c'est mon 6e mp3, je commence à avoir une certaine expérience en la matière. Et pourtant je rame comme une dingue ! Déjà, j'ai galéré pour réinstaller la dernière version d'itunes. Ensuite j'ai du convertir ma musique au format ipod parce que chez mac, histoire de bien montrer qu'ils sont totalement indépendant de Windows, il faut reformater les fichiers wma en fichier aac (je crois...). Après j'ai voulu charger ma musique son mon nouveau jouet. Et c'est là que les ennuis commencent. Le mari de ma cousine, toujours au top de la technologie (je lui dois sans doute l'achat de cette petit chose :) avait apporté son propre lecteur mp3 pour transférer ses fichiers sur mon ipod, histoire que j'ai quelques chose à écouter en rentrant à Rennes. Il m'a donc refiler ses 793 chansons. Über sympa le cousin (ok, les 3/4 des albums ne sont pas du tout mon style (Lara Fabian, Céline Dion, David Guetta, une demi douzaine de comédies musicales américaines...) mais c'est le geste qui compte). Revenue à Rennes, je m'apprête à transférer ma musique. Je voulais d'abord transférer la musique de mon cousin de mon ipod vers mon pc, pour faire le tri dans tout ce qu'il m'avait refilé. Impossible ! J'ai chargé mes chansons, les 793 chansons de mon cousins se sont envolées. J'ai voulu supprimer une ou deux chansons de la liste, j'ai tout effacé d'un coup ! Je ne maîtrise rien du tout ! J'ai l'impression d'avoir totalement régressé en informatique. Apple se vante de son système d'exploitation et de ses gadgets intuitifs, faut croire que je suis dénuée de toute intuition ! D'où mes questions :
Comment faire pour supprimer une chanson sans tout effacer ?
Comment ajouter quelques chansons sans réajouter l'intégrale de la bibliothèque ?
Je maitrisais beaucoup mieux Windows media player. Au moins j'avais directement accès à la liste des fichiers présents sur le lecteur mp3. Mais avec itunes, je ne comprends plus rien. Et l'aide, franchement, c'est pas trop ça.
Sinon, côté esprit de Noël, bah c'est pas trop ça. Disputes entre mon oncle et ma tante, leur vieux caniche pue, c'est insupportable. Et puis le traditionel ennui de Noël à regarder des DVD. Mais même là c'est pas évident.Ma tante n'achètent que des films qui ont obtenu des récompenses (c'est sa forme de snobisme). Problème : à Noël, on n'a pas trop envie de se faire un film déprimant. J'avais envie d'American Pie ou de Mary à tout prix, bref une bonne débilité américaine. Et ces films obtiennent rarement des oscars. Je me suis rabattue sur Coup de foudre à Notting Hill, pour la 77e fois. Je connais les répliques par coeur. Et puis j'ai comblé ce manque avec Europe 2 tv (très efficace) et NRJ 12.
Voilà, voilà... bon je sais pas trop comment conclure... euh bah je vais retourner sur itunes, tenter d'enregistrer mes cd sur mon jouet.
Et puis je suis légèrement à la bourre dans mes révisions, donc ce sera pas le retour fracassant sur la blogosphère.
22:03 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
23 décembre 2007
I wish you a merry Christmas
Quand on est petite, on espère que le Père Noël descendra par la cheminée.
Quand on est grande, on espère que Jude Law rentrera par la porte.
Dans les deux cas, ça n'arrive que dans les films.
Je reviens le 27.
Joyeuses fêtes à tous !
PS : suis allée voir My Blueberry Nights. Pas mal, ça vaut surtout pour le casting : Norah Jones, Jude Law, Rachel Weisz, Natalie Portman ET Chan Marshall (Cat Power) en guest. Et si quelqu'un a une idée pour débaucher Jude Law et faire qu'il bosse à la fac comme lecteur, je suis sûre que ma prononciation du th n'en serait que meilleure !
09:35 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
21 décembre 2007
Oh oh oh, me revoilou
Chuis en vacaaances :)
Et bizarrement, je ne suis pas surexcitée. Je suis partie sur une mauvaise impression avec mon dernier exam. Globalement, le niveau n’est pas insurmontable si on travaille régulièrement, loin de là. Je me suis peut être surestimée en grammaire, je me suis vautrée en littérature et j’espère que la prof aura un trèèèès beau cadeau qui la mettre de trèèèès bonne humeur pour avoir une note pas trop catastrophique. Les autres matières, ça va. Et puis il y a eu l’exam d’histoire des religions. J’étais à bloc sur Henri VIII et ses six femmes (et si en plus Henri VIII, c'est Eric Bana, ouhlala !), je connaissais tout son arbre généalogique, quel enfant était de quelle femme, qui était catholique, qui était protestant. La réforme anglaise n’avait plus de secret pour moi. Mais voilà, le prof a un problème. Il est complètement bigleux. Et quand je dis bigleux, c’est à la limite de l’aveuglement total. Il a deux paires de lunettes, une pour voir de près, une pour voir de loin, il est obligé d’en changer toutes les cinq minutes. Mais ce n’est pas pour autant qu’il voit clair. De loin, il ne voit pas les étudiants qui lèvent la main dans l’amphi, de près il regarde ses feuilles à 10 cm. Et le drame c’est que la lumière de l’amphi ne marche pas. Alors il ne voit rien de rien du tout. Et ça le met de mauvaise humeur. Et la semaine dernière deux filles qui n’arrêtaient pas de parler se sont faites engueuler comme du poisson pourri (comment les a-t-il vues, mystère…) et Mr le prof s’est barré avant la fin du cours, de très très mauvaise humeur. Et aujourd’hui il nous fout le contrôle de la mort, contrôle où les réponses aux questions ne sont même pas dans mon cours. Tout le monde s’est planté. Et voilà je suis en vacances.
Je pars dimanche pour le Havre, je reviens le 27. J’ai encore deux examens en janvier, le 12. Le samedi 12. Trop sympa de nous faire venir à la fac un samedi à 8h ! Et du 12 au 21, je serai en vraies vacances !
Sinon la semaine passée a été le festival du sosie improbable. Dans l'ordre : Salman Rushdie, Julien Doré, Harry Potter et un de mes profs qui se transforme petit à petit en Père Noël. J'ai vraiment besoin de me reposer... :)
22:20 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
20 décembre 2007
Oh oh oh, je reviens demain
Oh oh oh, j'ai hâte !!
demain, vacaaaannces !!
oui cette note ne sert à rien
mais on s'en fout, mon blog me manque.
Et puis croiser, recroiser et rerecroiser le sosie de Julien Doré en mieux, ça me met de bonne humeur.
A demain les gens !
21:45 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
12 décembre 2007
Facebook, le retour
Voilà, j'ai un créneau de libre !
Donc Facebook. J'étais la première à dire que c'était tout pourri, qu'on ne retrouvait que des gens qu'on ne voulait pas retrouver, bref Facebook : aussi inutile que Myspace.
Et puis la semaine dernière j'ai reçu un mail de Facebook. Et là, j'en suis presque tombée de ma chaise. L'une de mes meilleures amies de l'école primaire avait tapé mon nom et voulait copiner avec moi. Tout excitée, je m'empresse d'accepter et de fil en aiguille je trouve un groupe Facebook de mon école primaire. Et là une bonne dizaine de personnes de ma classe se sont inscrites sur Facebook. En deux jours je passe de 0 à 12 amis. J'envoie des messages sur les "Walls", je passe en revue les listes de Friends. Parce que je n'ai pas oublié mon but premier : retrouver mon amoureux du primaire et mon copain de maternelle qui jouait aux Barbies avec moi. Et bah en deux jours, je les ai retrouvés tous les deux.
Tout d'abord François. Rencontré en CP, éblouie par ses boucles blondes, ses tâches de rousseur et ses yeux bleus. Du CP au CM2, je me voyais bien faire ma vie avec lui. Alors forcément, 10 ans après, le premier nom que je tape, c'est le sien. Quelques résultats (maudits soient les noms courants), je consulte les profils consultables, je scrute les photos. Il y en a bien un né la même année que moi. Mais il n'a rien à voir avec le petit blond que j'ai connu. J'en conclus qu'il n'a pas de Facebook. Faux. En parcourant le groupe de mon école primaire, je vois son nom. Ca ne peut être que lui. Je vais sur son profil et je me prends 10 ans dans la gueule. Son profil, je l'avais déjà consulté. C'était bien lui le mec né la même année que moi. Mais il a complètement changé ! Plus de boucles bondes, il est brun, plus de tâches de rousseur, plus rien, juste des yeux bleus que je ne reconnais pas. J'ai beau regarder encore et encore ses photos, je ne le reconnais pas, il a l'air d'avoir 30 ans ! Je lui envoie une demande de copinage, il accepte. Je n'ai toujours pas osé lui écrire un mot. J'ai l'impression d'avoir affaire à un étranger.
Ensuite j’ai tapé le nom de mon copain de récré, Victor, le seul qui trouvait grâce à mes yeux car lui n’était pas un brute qui ne pensait qu’à jouer au foot (d’ailleurs il ne jouait jamais au foot, il jouait avec moi). Je lance la recherche, un résultat. On ne voit pas son visage sur la photo, dans le doute, je le poke. Trois jours plus tard je reçois un mail de Facebook, il me pokeback et veut copiner avec moi. Je fonce voir ses photos, au moins il n’a pas changé. Toute contente, je lui laisse un message, histoire d’être sûre qu’il me situe. On avait 6 ans la dernière fois qu’on s’est vu.
En une semaine, j’ai atteint 25 amis. J’ai vu l’évolution de mes amis de lycée, j’ai retrouvé ma collègue stagiaire de la Banque de France, j’ai copiné avec deux filles de mon groupe de TD de la fac et dans mon élan, j’ai envoyé une demande de copinage à Chaaad. Mes deux copines de fac s’étaient lancées, trop curieuses de voir ses photos. Et Chaaad, comme c’est un gentil garçon qui n’a aucune raison de nous refouler, il a accepté (en deux jours, trois nénettes qui lui sautent dessus sur Facebook, à une semaine de l’exam, il va peut-être trouver ça louche…). Le garçon est un sportif qui fait du yogging de compétition (genre marathon), qui, malgré son texanisme, manifeste contre la guerre en Irak et qui va à la plage à St Malo. Et qui est sacrément bien foutu. En short. Torse nu. Et qui a un tatouage sur l’épaule gauche. RRrrrrr !
Mais passé le stade "aah mais c’est dingue de te retrouver, qu’est ce que tu deviens ?", on n’a plus grand-chose à se dire. Facebook, c’est de la pure curiosité. Mater du garçon tout musclé, se dire que d’autres vieillissent mal et réaliser que tout le monde a quitté la région sauf moi (Lille, Paris, Lyon, Bordeaux, Allemagne, Ecosse, Irlande, Mexique… et moi… Rennes 2). J’ai soudain eu très envie de me barrer de chez moi, en tout cas de trouver un boulot en Angleterre pour cet été **. Je n’ai laissé un mot qu’à 5 ou 6 personnes. Les autres, c’est plus pour meubler.
Ah, j'ai faillit oublier. Ma copine de CM2, je vais sans doute la revoir pendant les vacances de Noël. Facebook, ça sert un peu à quelque chose en fait. :)
** message subliminal à l'attention d'un potentiel employeur qui aurait une potentielle proposition. Thank you.
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07 décembre 2007
J'ai plus de temps !
Aaaaahh !!!
Je suis à la bourre dans mes révisions.
Les exams c'est le 17.
J'ai plus de vie.
Métro, boulot, BU, dodo.
J'ai même plus le temps de répondre aux commentaires. Chuis désolée !
J'ai même plus le temps d'écrire ma note sur Facebook. Et j'ai trop de trucs à dire.
Donc au programme : faut que je trouve une demi heure de libre pour répondre aux comm, écrire ma note, copiner sur Facebook (et copiner avec Chaaad !).
Ce week end ça va être compliqué. Ma cousine vient. Comme si j'avais le temps.
Je pourrai même pas aller voir My Blueberry Nights avant les vacances de Noël. Si ça passe encore d'ici là.
Vouala.
Je retourne à mon passionant cours d'histoire des religions. Je maudis Henry VIII d'avoir voulu divorcer de Catherine d'Aragon. Quelle idée ! Non mais c'est vrai, s'il s'était contenté de sa fille et si Anne Boleyn avait pas dragué sa royale majesté, j'en serai pas là à apprendre ce bordel de réforme religieuse. Et je pourrai répondre aux comm. Tout est de ta faute Henry VIII !
@++ les gens.
21:21 Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
03 décembre 2007
Noël
J'aime pas Noël. Ou plutôt je n'aime plus Noël. Je n'aime pas ce qu'il est devenu, je n'aime plus les traditions de ma famille.
Je suis fille unique et j'ai une toute petite famille. Avant, Noël c'était mes parents, mes grands parents maternels, parfois mes grands parents paternels, la soeur de ma mère, son mari, ses filles et moi. C'est tout. La famille paternelle, je ne la connais pas. On ne se voit jamais, mis à part les grands parents. Noël se faisait donc en comité restreint. Et j'aimais ça. Avant.
Avant j'étais la plus jeune de la famille. Mes cousines me chouchoutais, j'étais leur petite poupée.
Avant, Noël se déroulait à Rennes. Mon oncle, ma tante et mes cousines descendaient du Havre et passait la semaine chez mes grands parents. Et mes grands parents vivaient à 500 mètres de ma maison.
Début décembre, lorsque les première décorations de Noël apparaissaient dans les rues, je pressais ma mère pour sortir le sapin. Nous n'avons jamais eu de vrai sapin mais je me contentais de ce petit arbre en plastique. On sortait les décorations du grenier, je déroulais les guirlandes entassées dans les boîtes, j'installais la crèche et mes petites fèves que la famille me donnait au fil des galettes des rois. Ma mère accrochait les guirlandes au lustres du salon et à la rembarde de l'escalier. Tout scintillait.
Chez mes grands parents l'excitation était encore plus grande. Ma grand mère montait dans le grenier et je l'attendais au pied de l'échelle. Je l'entendais farfouiller et je m'imaginais les trèsors cachés au fond ce grenier dans lequel je ne pouvais pas grimper. Puis ma grand mère redescendait, les bras chargés de cartons. Le sapin était plus grand, les décorations moins clinquantes. Argentées et vieux rose, légèrement désuètes, je les trouvais bien plus belles que les miennes, trop brillantes et trop dorées. Mais surtout la crèche était bien plus peuplée. Tous les personnages étaient présents et les animaux les plus exotiques venaient rendre visite au petit Jésus (j'ai des doute sur la venue d'un éléphant et d'un chameau, mais pourquoi pas). Je leur traçais une route entre le piano et le sapin. Nous terminions la décoration en collant des images de flocons de neige et un Père Noël sur les vitres de la véranda. Tout était prêt, je n'avais plus qu'à attendre.
Le 25 au matin mon père venait me réveiller et je descendais au salon. Mes paquets cadeaux m'attendaient. Je m'asseyais sur le carrelage glacé et je déballais. J'arrachais le papier (le meilleur moment), le Père Noël avait vu juste. Puis ma mère me pressais, nous allions déjeuner chez mes grands parents et retrouver le reste de ma famille. J'emportais mes nouveaux jouets, je déballais le reste de mes cadeaux et je passais la journée à jouer, entre le sapin et le piano de ma grand mère.
Cette tradition a duré 10 ans. Un jour ma grand mère est tombée malade. J'ai appris que le cancer n'était pas seulement mon signe astrologique. Il tuait aussi les grands parents. Ma grand mère maternelle que j'aimais tant, mon grand père paternel quelques mois plus tard. 1996, deux enterrements et le mariage de ma cousine.
Les Noëls suivants n'ont plus jamais été les mêmes.
Mon grand père maternel se retrouvait seul. Il n'avait pas le courage, la force et l'envie d'organiser Noël. Je ne décorais plus la maison de mes grands parents, je n'attendais plus au pied de l'échelle du grenier, je ne collais plus de Père Noël sur les vitres de la véranda. Noël n'était plus à 500 mètre de la maison.
Ma tante avait pris le relais. Désormais Noël se ferait en Normandie, au Havre. Nous partions vers le 23 décembre avec mon grand père. La route pendant des heures, la grisaille, le froid, la pluie, passer le pont de Normandie, voir les usines, les cheminées, sentie l'odeur du soufre, traverser Gonfreville l'Orcher, et arriver. Mes cousines s'étaient mariées, l'ambiance avait changé. Mon oncle et ma tante se chamaillaient sans cesse, leur caniche aboyait sans raison et je réalisais que je n'avais jamais passé plus de 24h de suite avec eux. Avant ils logeaient chez mes grands parents, je découvrais ce nouveau climat familial. Pendant quatre jours nous ne faisions rien ou presque. Dehors, le temps était horrible, la maison était loin du centre ville. Pendant 4 jours nous attendions que le temps passe, puis nous reprenions la route pour rentrer à Rennes. Nouvelles traditions.
En 1999 mon grand père a rejoint ma grand mère au paradis des papys mamies gâteaux. Ma mère et ma tante se sont partagées les souvenirs, les meubles, la vaisselle, les décorations de Noël. Mes cousines ont eu le piano, j'ai eu le buste de Chopin. La maison a été vendue, l'esprit de Noël avec.
Aujourd'hui Noël s'est transformé en transaction économique. Ma mère calcule la valeur des cadeaux que nous avons eu l'année précédente pour estimer le budget de Noël de l'année suivante. Maintenant, Noël c'est un prix en euros. On ne décore plus la maison puisque nous sommes absents le 25, à la place on fait des calculs savants pour acheter les cadeaux. Alors je n'aime plus Noël. Et pourtant je crève d'envie de retrouver cette ambiance. Chaque année je croise les doigts pour que noël se passe bien. Mais chaque année le scénario se répète : la route vers le Havre, pont de Normandie, usines, grisaille, déception, attente, dispute et retour à Rennes.
Je préférais l'époque où je croyais au Père Noël.
PS : je tenais à ajouter que non, je ne suis pas une petite chose malheureuse, des gens vivent dans la rue, vont manger aux restos du coeur et ne peuvent rien acheter à leurs enfants. Ca c'est triste. Mais voilà, chaque famille a ses hauts et ses bas. Je tenais vraiment à écrire cette note même si j'ai pleuré comme une madeleine. Je voulais aussi écrire une note sur ma grand mère, mais vu l'effet produit par mes souvenirs de Noël, c'est pas gagné.
Comme j'ai pas envie de vous laisser sur une note toute tristounette, à suivre : comment je suis passée de 0 à 18 amis en 2 jours sur ma page facebook de la vraie vie et comment, du coup, j'ai retrouvé mon amoureux du primaire. Et comment il a trop vieilli !








